mercredi 12 mai 2010

Laanan réfute les critiques du Conseil des bibliothèques publiques

En commission culture du 12 mai dernier, je me suis joint à une interpellation auprès de la ministre Laanan pour connaître son avis par rapport aux difficultés rencontrées dans le secteur de la lecture publique. Ces préoccupations avaient été relayées par les représentants du Conseil des bibliothèques publiques lors de leur audition en Commission du Parlement du 27 avril dernier. Ces derniers ont critiqué la politique menée dans le secteur en pointant notamment l’absence d'arrêtés d'application (du décret d'avril 2009 sur la lecture publique) concernant les subventions des bibliothèques et l'attitude négative du cabinet de la ministre envers ce Conseil.

Concernant les arrêtés, celle-ci s’est défendue en expliquant dépendre du ministre du budget pour fixer les montants des subventions pour 2011, renvoyant ainsi la patate chaude auprès du cabinet Antoine.

Elle a réfuté par contre les critiques envers son cabinet en prétextant que le Conseil est tenu régulièrement informé mais que, toutefois, celui-ci est frustré du fait de vouloir outrepasser sa compétence d'avis et remplir des missions réservées à l'administration.

Le Conseil a également évoqué le risque de mise sous tutelle des bibliothèques par d’autres secteurs culturels, ce à quoi la ministre a répondu que ces allégations ne reposaient sur aucuns faits étayés.

Elle affirme ne pas être au courant non plus de problèmes d’insuffisance de traitement pour la numérisation des collections des bibliothèques publiques, personne n’ayant à sa connaissance énoncé de priorité sur cet aspect.

Elle a aussi réfuté les critiques concernant les ‘valses en matière de fichier informatique’, destinés à l’informatisation des catalogues des bibliothèques, rassurant sur la collaboration positive de travail de mise en commun entre tous les acteurs concernés mais regrettant toutefois que certaines bibliothèques hésitent à franchir ce cap de travail en commun.

J’ai tenu enfin à rappeler à la ministre qu’en ce qui concerne l’application des arrêtés, même si elle n’était pas responsable de la crise contraignant le Gouvernement à revoir certains budgets à la baisse, des mesures transitoires seraient les bienvenues et que les préoccupations pointées par le secteur devaient être réellement prises en considération.

Voir l’intervention complète ci-dessous

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