mardi 19 octobre 2010

Aide aux directions du fondamental

Fin septembre, je suis intervenu en séance plénière et en commission éducation pour dénoncer la surcharge administrative de travail imposée aux directions de l'enseignement fondamental en début d'année scolaire notamment par la mise en œuvre de la circulaire 3308 sur l'absentéisme scolaire.

En voici le compte-rendu:

Les directions d’écoles fondamentales assument quotidiennement de nombreuses tâches administratives. Nous le savons depuis longtemps, ces directions manquent cruellement de soutien pour mener celles-ci à bien. C’est d’autant plus regrettable que les directeurs/trices ont un rôle crucial à jouer dans les écoles fondamentales en termes d’animation et d’accompagnement pédagogique. La Déclaration de politique communautaire prévoit d’ailleurs à ce propos qu’un renforcement de l’aide aux directions du fondamental devra être envisagé lorsque le budget de la Communauté française le permettra.

Bien que la situation budgétaire de la Communauté française ne permette pas une aide administrative immédiate, les directions sont au minimum en droit d’attendre du politique et de l’administration, que tout soit mis en œuvre pour leur simplifier la vie au maximum. Si nous parvenons à améliorer, ne serait-ce qu’en partie les conditions de travail des directions nous aurons déjà fait œuvre utile. Or, dernièrement, la circulaire 3308 envoyée aux écoles a révélé qu’en la matière, de nombreux progrès pouvaient être accomplis. Si le fond de cette circulaire relative, notamment, au décrochage scolaire et à la violence dans les écoles n’est pas contestable, que dire alors de la forme ? Le député Olivier Saint-Amand a interrogé Marie-Dominique Simonet à ce sujet et a pu rappeler que les aberrations administratives contenues dans cette fameuse circulaire, ne pouvaient que susciter le ras-le-bol des directions du fondamental.

Par ailleurs, le groupe Ecolo au Parlement de la Communauté française n’a pas manqué à plusieurs reprises de rappeler qu’en matière de simplification administrative et d’aide aux directions, plusieurs pistes devaient être exploitées. Parmi celles-ci :

- Au mois d’avril 2010, le député Yves Reinkin avait déjà insisté auprès de la Ministre de l’enseignement sur l’importance de remettre en place la Commission de simplification administrative. Cette Commission réunissant l’administration, le Cabinet et les directions d’écoles permettait, dans le dialogue, d’éviter à ces dernières de subir une inflation des tâches administratives. L’acharnement paie puisque la Ministre a annoncé qu’elle travaille à la mise en place d’une structure qui rassemblera les représentants de l’administration, des réseaux et des directions.

- Un logiciel informatique de la Communauté française nommé « Primver » doit faciliter le travail et permettre une réelle économie de temps pour l’encodage des élèves et le calcul du capital période. Malheureusement, « l’interfaçage » entre ce logiciel et le système d’encodage des réseaux n’est toujours pas opérationnel. Yves Reinkin a donc demandé à la Ministre Simonet d’expliquer pourquoi ce logiciel d’interfaçage est resté dans les limbes alors qu’il avait été promis aux directions depuis un an. La Ministre a répondu qu’une réunion de travail aura lieu dans les semaines à venir avec les acteurs concernés pour faire aboutir ce dossier.

- Enfin, interrogée par Olivier Saint-Amand sur les réponses qui pourraient être apportées dans les limites des moyens budgétaires au problème du travail administratif des directions du fondamental, la Ministre de l’enseignement a précisé que les écoles qui bénéficient d’un encadrement différencié ont la possibilité d’engager du personnel administratif grâce à l’aide supplémentaire de 10 millions d’euros prévue pour l’année scolaire 2010-2011.

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