samedi 23 octobre 2010

Rencontre ce 22 octobre avec le Service Droit des Jeunes de Namur ausujet de l'application de la tolérance zéro dans certaines écoles

Suite à leur intervention dans la presse, sous le titre "écoles : tolérance zéro ?", j'ai souhaité rencontrer l'équipe namuroise du Service Droit des Jeunes. Le SDJ, c'est une AMO qui s'occupe notamment des élèves en situation d'exclusion scolaire. Lors de notre rencontre matinale, les animatrices ont dénoncé l'arbitraire de certaines sanctions : en effet, aucune définition précise du "fait grave" n'existe actuellement. Certains directeurs, tiraillés entre des étudiants provocateurs et des enseignants à bout de nerfs sont amenés à prendre des mesures d'exclusion en l'absence de faits majeurs. Selon mes interlocutrices, le refus d'autorité ou l'accumulation de petits faits suffisent parfois à motiver le renvoi d'élèves qui devront alors trouver une nouvelle école. Les conflits intrafamiliaux et l'exclusion sociale guettent alors !

Si l'on regarde les choses du point de vue des enseignants, l'analyse est sans doute différente... Le métier est devenu un parcours d'obstacle. Et certains élèves s'emploient franchement à compliquer ce parcours... Avec SDJ, je me demande s'il ne faut cependant pas explorer davantage les sanctions réparatrices et encourager les écoles à développer des partenariats avec des associations extérieures pour gérer au mieux ces situations problématiques.

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