mardi 19 octobre 2010

Tous les yeux sur Nagoya pour sauvegarder la biodiversité

Ce lundi 18 octobre s'est ouvert à Nagoya (Japon) la 10e conférence de l'ONU sur la diversité biologique. Des représentants de 193 pays sont réunis pendant deux semaines afin de trouver des solutions pour enrayer la perte des espèces animales et végétales.

Depuis des décennies, les ressources naturelles disparaissent à un rythme alarmant et sans précédent, selon l'ONU. Or, ce sont les ménages les plus pauvres qui dépendent principalement des ressources biologiques et qui sont les premières touchées par l'érosion de leur écosystème, estime un expert des Nations-Unies. Si les Etats membres doivent trouver les moyens d'enrayer la disparition des espèces, ils devront surtout discuter de l'aide financière des pays du nord à accorder aux pays du sud ainsi que le partage et la répartition équitable des bénéficies issus de l'exploitation des ressources offertes par la nature.

Notons également que la Belgique n'est, par ailleurs, pas épargnée par la perte de sa biodiversité. Elle se situe d'ailleurs en très mauvaise position avec une situation aussi catastrophique qu'au niveau mondial. Rien qu'en Wallonie, plus d'un quart des espèces animales et végétales sont menacées et certaines espèces ont déjà irrémédiablement disparu. Parmi les raisons qui causent cette perte de la biodiversité, citons principalement l'agriculture industrielle intensive, l'usage des pesticides et des herbicides domestiques, la prolifération des lotissements, le mauvais aménagement du territoire et la surconsommation. Dans le cadre de la Présidence belge de l'union européenne, une des priorités pour les écologistes est que l'UE soutienne un projet ambitieux pour les dix prochaines années avec des objectifs contraignants qui devront être infligés dans ces domaines afin d'améliorer la situation de la biodiversité. Et bien que les négociations qui ont lieu à Nagoya dépassent le cadre de compétence régional, la Wallonie n'est pas pour autant en reste d'élaborer de manière urgente sa propre réflexion et élaborer un plan d'action pour contrer l'érosion de sa biodiversité. Je mets donc un point d'honneur à interroger ponctuellement le ministre Lutgen sur les avancées par rapport à la conférence de Nagoya, relayer et participer à un débat constructif autour d'objectifs communs.

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