Madame,
Vous m’avez gentiment invité dans les coulisses de la banque que je fréquente depuis mon enfance. Je n’avais jamais vu l’envers du décor. Mais, à présent que mon statut est assimilé à celui d’un indépendant censé gagner beaucoup d’argent, c’est « tapis rouge » !
Ma compagne de vie et moi sommes reconnaissants pour l’intérêt que vous portez à notre situation financière. Mais nous ne sommes pas dupes… Nous savons que vous faites votre boulot au mieux pour essayer de rencontrer les objectifs fixés par votre employeur.
Vous serez sans doute étonnée de savoir que nous ne cherchons pas à tout prix à optimiser le rendement de notre argent, ni à utiliser au mieux l’ingénierie fiscale pour payer un minimum d’impôts. Nous préfèrerions nettement des conseils sur la manière de partager ou d’investir notre argent pour qu’il profite à des projets éthiques ou des personnes en difficulté.
Nous rêvons sans doute… Mais pourquoi les banques s’acharnent-elles à maximiser les bénéfices de ceux qui brassent beaucoup d’argent plutôt que d’essayer de développer les maigres capitaux de ceux qui ont davantage besoin de leur aide ?
Mes réflexions vous bouleversent ? Je serais malheureux de vous empêcher de dormir, voire même de vous faire renoncer à cette vocation de petit soldat du capitalisme. De toute façon, si vous quittez le navire avec toute votre gentillesse, la capitaine trouvera rapidement un remplaçant aux dents longues... Et il sera sans doute moins souriant que vous !
Bien cordialement

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