Ce mardi, j’ai interrogé le Ministre wallon des Affaires intérieures, sur les manifestations des extrémistes flamands dans la région d’Enghien. Il ressort de notre débat que les autorités communales, et plus spécifiquement les bourgmestres, sont responsables des décisions à prendre pour garantir la sécurité, tout en respectant le cadre légal.
Lorsque des extrémistes de tous poils débarquent dans une commune, sans en demander l'autorisation au préalable, et lorsqu'ils occupent la voie publique en bloquant de ce fait la circulation, ils sont bel et bien hors la loi. Aucune association locale ne pourrait se permettre un tel comportement. Je me demande dès lors pourquoi l'autoriser pour des personnes venues de l'extérieur, avec des intentions agressives et provocantes de surcroit ?
Comme le rappelle le Ministre Furlan, la loi prévoit que ce genre de manifestation peut être interdit au motif qu'elle présenterait un risque grave pour la sécurité et la tranquillité publique. Quand des contre-manifestants annoncent qu'ils attendront de pied ferme les « promeneurs » nationalistes, on peut s'attendre à des explosions de violences graves. Sans le concours des forces spéciales de la police fédérale, le dimanche 27 mars, dans les rues d’Enghien, des heurts auraient sans aucun doute éclaté et représenté un risque majeur, non seulement pour la sécurité des protagonistes eux-mêmes, mais également pour les passants présents dans la rue, ainsi que pour les biens des riverains et des commerçants.
Étant donné que les flamingants ont annoncé qu'ils reviendraient marcher sur les territoires qu'ils convoitent, je préconise que les bourgmestres des communes concernées se concertent entre eux et avec la Ministre de l'Intérieur pour adopter une attitude ferme et cohérente.
De cette manière, la Wallonie montrera aux nationalistes flamands qu'ils doivent se soumettre à la loi et qu'ils ne sont pas en terrain conquis. Cette attitude ferme évitera également des tâches particulièrement désagréables à la Police, et notamment le fait de devoir repousser des manifestants locaux pour laisser passer ceux qui sont venus de loin avec des intentions délétères.
La ville d’Enghien est un carrefour de cultures... On y parle la « toel van enge » qui fait penser au dialecte Bruxellois, on y rencontre des géants comme dans le pays d’Ath et des Gilles comme dans la région du Centre. Les flamands y sont accueillis dans leur langue, tant à l’administration communale que dans la plupart des magasins. Ce ne sont pas quelques névrosés, rugissant des slogans stupides sous des bannières jaunes et noires, qui viendront à bout de la paix communautaire et de l’ouverture aux autres qui caractérisent notre commune frontalière.

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