Une étude de l'OCDE (1) stigmatise la croissance de l'inégalité des revenus... L'écart entre les 10% les plus riches et les 10% les plus pauvres augmente constamment depuis plusieurs décennies. Chez nous, comme en Autriche ou dans les pays scandinaves, ce rapport est de 1 à 6. Mais il atteint des ratios de 1 à 10 au Japon, de 1 à 12 au Royaume-Uni, de 1 à 15 aux États-Unis, voire même de 1 à 26 au Chili et au Mexique! Comment lutter contre ces inégalités et sortir d'une société duale où certains amassent des biens pendant que d'autres ne peuvent plus répondre à leurs besoins de base (se nourrir, se chauffer, se soigner) ?En Belgique, si cet écart existe, contrairement à la plupart des pays développés, il n'augmente pas. On doit s'en réjouir et se demander aussi quels sont les facteurs qui, dans notre pays, influencent cette évolution . L'OCDE explique cette situation favorable par une fiscalité redistributive et une excellente couverture sociale... "Dans tous les pays de l’OCDE, les transferts publics en espèces ainsi que l’imposition du revenu et les cotisations sociales ont joué un rôle majeur dans la réduction des inégalités de revenus (1)". Selon l'Organisation de Coopération et de Développement Économique, les impôts, souvent critiqués, sont bien le meilleur filet de sécurité pour amortir les chutes et limiter les inégalités.
Voilà un message qui prend le contre pied de celui que martèlent les partis de droite et que cherche à nous imposer l'UE. Un gouvernement antinomique gauche-droite vient de se mettre en place chez nous après avoir éjecté les partis verts. Puisse ses composantes progressistes résister aux messages scandaleux véhiculés par une droite arrogantes qui fait le jeu des marchés financiers et de quelques privilégiés, au détriment de la grande majorité de ceux qui vivent de revenus moyens ou modestes.
Les états ne doivent pas uniquement intervenir quand il s'agit de sauver les banques. Leur rôle est essentiel pour assurer le justice redistributive, non seulement dans un souci d’équité, afin de veiller à ce que le fossé entre riches et pauvres s'amenuise, mais aussi pour protéger les plus vulnérables – défavorisés dès la naissance ou malchanceux dans leur vie - du froid de l’hiver et de la faim qui tenaille.
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